a few of my work tools - photo (c) d.s.

1.

screen for screen-printing - photo (c) d.s.

hand screen-printed leather - photo (c) d.s.

2.&3.

vintage molds - photo (c) d.s.

hammering in a vintage mold - photo (c) d.s.

4.&5.

silicone mold and resin bones - photo (c) d.s.

6.

hand- stamped medals for the brand - photo (c) d.s.

7.

the regular tools for an assembler - photo (c) d.s.

8.

...

« En réalité le peu de créateurs de bijoux que j’admire au point de m’inspirer sont loin d’enfiler de minuscules babioles sur des chaines, ni de déléguer leur travaux à des ateliers. Ce “travail” ne m’inspire rien car pour moi il n’y a rien à inspirer, c’est du commerce tout simplement. Ce que j’aime c’est les créations qui racontent une histoire et surtout j’aime le baroque, le sculpté, l’unique ! »

Ces mots sont de Nathalie, qui opère sous le nom de Charlotte Martyr.

Ce sont ces mots, et d’autres choses encore, qui m’ont donnés envie d’écrire cet article. Depuis que j’ai commencé à créer, j’ai toujours été assez secrète sur l’envers du décor. Peur de quoi je ne sais pas, de la copie peut-être, de briser le mystère surtout,… mais ces derniers jours j’ai senti « l’étau se resserrer » et je me suis dis qu’il était temps de vous montrer la différence qu’il y a entre le travail d’enfilement de perles et le travail de la matière. Et ici je ne juge le travail de personne. C’est simplement la notion de temps, la manière de faire qui est différente. (Et je sais bien qu’enfiler des centaines de perles est aussi un travail de longue haleine, d’ailleurs dans mes bijoux, je mélange les deux techniques). Et c’est précisément cette manière de travailler qui rend l’objet unique, qui lui donne ce je ne sais quoi d’imparfait qui raconte une histoire, personnelle à chaque objet.

D’autre part, il faut savoir qu’en matière de bijoux je suis complètement autodidacte, j’apprends par les personnes qui m’entourent et qui enrichissent mes créations de leurs conseils. Je pense à ma mère qui était bijoutière (et qui en connait un rayon !), et aussi à Nathalie, Adeline, Ianik. Car il y autre chose qu’il serait bien prétentieux d’oublier, c’est que quand on crée on n’est pas tout seul, nous n’avons rien inventé et je trouve qu’il est dangereux de cacher ses influences, pour moi c’est comme un mensonge par omission… Mai là n’est pas le sujet...

Ci-dessus donc, quelques images de l’envers du décor et mes mains aussi…

1. Quelques uns de mes outils, il y en a beaucoup plus en réalité et il me manque encore beaucoup de choses.
2. Le super cadre pour sérigraphier mes plumes sur le cuir. c’est Ianik qui l’a fait et qui m’a tout expliqué! D’ailleurs on va encore travailler ensemble sur de nouveaux motifs.
3. Le résultat, après il faut encore poser les œillets et découper chaque plume, puis assembler l’amulette, comme celle-ci par exemple.
4. Des moules ancien venant d’Asie centrale, je les ai utilisés pour la collection de l’été à venir et par la même occasion appris quelques notions du travail de martelage, sur le tas, avec quelques vidéo trouvées sur internet, etc.
5. Les premier essais sur du métal non-recuit, normalement il faut chauffer le métal pour l’attendrir, mais je voulais essayer tout de suite!
6. Les petits os en résine, sortis de leur moule en silicone. Autre technique apprise complètement par moi-même, avec un livre, les conseils de la géniale boutique esprit composite et quelques forums de geek aussi. Evidemment c’est toxique, donc on met un masque! il m’en faudrait un plus efficace d’ailleurs...
7. J’ai choisi d’imprimer et de découper moi-même les petites médailles métalliques que j’ajoute à chaque collier, elles sont ainsi toutes différentes.
8. Et bien sûr les fameuses pinces pour assembler, ça tout le monde connais!


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Voilà j’espère que ça vous a plu, et surtout n’hésitez pas à dire ce que vous en pensez, c’est un lieu d’échange ici, on a tendance à l’oublier...